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10.07.2008

Boulevard du temps qui passe!

Cette chanson m'a tapée dans l'oreille ce matin même.
Il ne se passe pas un jour sans accord de guitare,mot,phrase et expression ou une petite note de musique signée Georges Brassens.
Depuis des lustres.
Fidèle je suis.
Je suis aussi fidèle a un poète précieux (Georges ne me contredirai pas)François Villon.

Ils possèdent 90% des richesses:

"Ils ont tout:les bons plats les vieux vins généreux,
le bijoux,les chevaux,le luxe qui flamboie,
et les belles putains aux cuirasses de soie
dont les seins provocants ne sont nus que pour eux."

Malheurs présents et a venir?

"Je vais sous le parasol
m'assoir sur les chaises blanches
aux premières de Guignol
qui monte en plein vent ses planches."

Politique d'immigration?

"Il est nuit.Pas une voisine
n'offre sa grange ou sa cuisine
a la pauvre mère en gésine
malgré sa mine et son danger
qui donc voudrait se déranger?
Elle est en pays étranger.

Que penser de leurs féroces appétits?

"Et le misérable la bas
voit la crèche comme un cabas
bondé de viande et de ripaille
et dans laquelle surtout lui plait
un beau petit cochon de lait..."

Sinon qu'ils nous paraissent obscènes:

"je veux qu'en me voyant le Panthéon recule,
craignant d'être écrasé par mon choc,et je veux
faire ce soir le jour après le crépuscule,
grâce au soleil dont les rayons sont mes cheveux"

Il suffirait pourtant de mots tendres!

Prince,tu te sers,je présume,
d'édredons.Fais-y des accrocs
et tires-en un peu de plume
pour les pauvres petits pierrots.

mais il y a toujours un avenir car

"Nous avons le chant,la gaité,
L'esprit qui guérit bien des choses,
et le grand orgueil indompté
qui nous fait des apothéoses..."